L’onde recule.
L’onde recule
Dans la vague déferlante.
Le vert crépuscule
Annonce sa journée fuyante.
Et telle une mouette désespéré,
Je vole.
Voir si du ciel, je peux toucher,
Ses blanches auréoles.
L’écume combative du sable
S’exile sous mes pas,
Entre mes pieds elle déferle
Je la scrute tel l’incapable
Qui, de sa chaise de perle,
N’attend que son repas.
Et c’est sur des corps allongés
Que l’abîme du ciel turquoise
Déchaîne son opaque rayure bleutée
Dans le délire d’une Érèbe grivoise.
Nuage endormis
Dans l’intensité d’un sable fin,
Masse d’air infini
Sur des cheveux trempés par l’étain.
Sur les empreintes laissées
Par le pigeon de la brume,
Je ne cesse d’observer
Le drapeau des eaux brunes.